Eklablog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Chevaux !

Publicité

Analyser le comportement d'un cheval

Le cheval symbolise la force et le pouvoir. Sa force réside dans la sagesse de se souvenir des pas accomplis dans la vie et d'en comprendre les leçons. Le vrai pouvoir, c'est la force mêlée de sagesse. L'amour, la compassion, la disposition à partager les progrès que l'on a pu faire dans la vie et ce dont on a pris conscience, en constituent la clé. L'important est de ne pas se fermer la porte qui mène à la force et de réussir à  fermer celle de l'égo. 

 

Bonjour,vous devez vous dire ma panne c'est vite atténuée mais non au contraire...

P-S :Je trouve cet article long donc je le mets en deux parties.

Analyse du comportement d'un cheval

  • 1. les caractéristiques propres à l'espèce: le cheval est un équidé, et il fonctionne donc comme un cheval, non comme un humain ou comme un chien, il faut accepter de prendre en compte un certain nombre de comportements et de besoins naturels du cheval qui correspondent à son espèce. Par exemple, l'instinct grégaire est une particularité de l'espèce équine, et celle-ci fait partie inhérente du cheval. Certains en seront plus affectés que d'autres, il est important de le savoir, car alors, un travail supplémentaire, long et parfois difficile devra être entrepris avec certains chevaux.

     

  • 2. les origines et la race: elles interviennent dans la mesure où elles vont contribuer à la sensibilité du cheval. Des chevaux très sensibles, comme les anglo-arabes, souffrent beaucoup plus que d 'autres des maladresses humaines. Il est tout de même important de préciser qu'un cheval difficile ou à problème ne le devient que parce qu'il est mal pris en main par les humains. Ces chevaux hypersensibles ont surtout besoin de comprendre ce qui leur arrive. Ils supportent mal la soumission aveugle et souffrent des situations qui leurs sont imposées de manière arbitraire et parfois douloureuse. Ce sont des chevaux qui intériorisent différemment des autres dans la mesure où ils développent des comportements gênants pour les humains, voire parfois extrêmes. Ils sont particulièrement incompris par les humains qui ne disposent que des méthodes de l'équitation traditionnelles, qui ne sont pas vraiment adaptées à ces chevaux-là.

 

  • 3. la manière dont le cheval a été élevé: les modes d'élevage sont aussi variés que les éleveurs. La période d'élevage concerne les trois premières années de la vie d'un poulain. Il peut les passer seul ou en troupeau, parfois en boxe s'il est entier, avec ou sans contact avec les humains, et s'il y a contact, ceux-ci peuvent être bons ou parfois très rudes et brutaux, il peut aussi être orphelin, les situations sont innombrables mais elles ont en commun de participer à la formation des schémas mentaux du cheval, schémas qui participent à définir un certains nombres de comportements futurs.

 

 

 

  • 4. les premiers contacts avec les hommes: ils vont contribuer à forger l'image que le cheval va avoir des humains. Certains poulains sont manipulés gentiment, d'autres sont simplement « chassés » vers l'endroit qu'ils doivent rejoindre, sans contact, sans paroles, sans explications. Par contre, il peut déjà y avoir cris et coups. Selon les situations, l'image que se feront les poulains de l'humain ne sera pas la même: les uns prendront confiance et s'ouvriront, les autres se méfieront, deviendront craintifs et adopteront déjà les premières attitudes de défense, de fuite ou d'agressivité.

 

 

 

 

 

  • 5. les différentes « mains » qui l'ont formé: un jeune cheval découvre différentes personnes lorsqu'il entame sa vie avec les humain: l'éleveur d'abord puis toutes sortes d'humains, différents selon leurs fonctions respectives. Il va ainsi être confronté au vétérinaire, au maréchal-ferrant, à un marchand, un cavalier ou un propriétaire, à des palefreniers, à du public peut-être. Ce sont ses premières attitudes à lui, mais dont il n'a pas conscience, qui vont provoquer celles de ces différentes personnes. Ainsi, un cheval passif engendrera la neutralité des humains, tandis qu'un cheval craintif et donc réactif, suscitera des réactions humaines variables, teintées de cris, de contraintes et de toutes sortes d'attitudes incompréhensibles par le cheval. Par exemple, un maréchal patient est extrêmement important pour la première ferrure: celle-ci peut représenter un traumatisme pour le cheval et si elle se passe mal, dont les séquelles pourront se prolonger très longtemps. Des palefreniers incompétents peuvent engendrer des problèmes bien inutiles et marquer mentalement certains chevaux de manière parfois indélébile. Touts les personnes qui vont approcher un jeune cheval vont ainsi contribuer à la formation de l'image mentale qu'il va se constituer à propos des humains. Ce schéma est extrêmement important dans la mesure où il va déterminer un certain nombre de comportements, d'oppositions, de résistances ou de refus d'investissement dans le travail, tout au long de la vie future du cheval. Il n'a lui-même pas conscience de ce schéma mais va fonctionner d'après lui. Ce qui est certain, c'est qu'il n'est pas en mesure de le rectifier seul.

     

  • 6. le débourrage: c'est une étape importante de la vie d'un cheval. C'est le moment où commencent les vrais rapports avec l'homme et où le cheval doit apprendre à s'adapter à la fonction à laquelle on le destine. C'est aussi à ce moment que d'autres schémas mentaux vont s'ajouter aux précédents, mais c'est aussi à partir de là que le cheval va commencer à intérioriser des ressentis et des émotions qu'il va tenter d'exprimer, mais que les humains vont l'obliger à refouler. Le cheval apprend à se soumettre à la volonté de l'homme, malheureusement sans que celui-ci n'ait conscience de tout se qui peut se passer dans la tête du cheval à ces moments-là. D'ailleurs, bien souvent, ce qui est souhaité, c'est l'obtention d'un cheval soumis et muet, que l'on pourra utiliser à loisir. Le débourrage consiste alors à se fabriquer des « objets » de confort, mais pouvez-vous imaginer ce qui se passe réellement à l'intérieur du cheval? Que devient l'individu, l'être vivant? J'aurais plutôt envie de dire : Où va-t-il donc aller se réfugier?


  • 7. les problèmes engendrés par le « formatage »: ce que j'appelle le « formatage » est obtenu par le dressage traditionnel qui est appliqué à la plupart des chevaux. Il suit le débourrage et consiste à former le cheval à obéir à tout ce qui va lui être demandé, à mettre toutes ses capacités physiques à l'entière disposition des humains et à les utiliser en fonction des attentes humaines. Si j'utilise le terme de « formatage », c'est parce que ce type de dressage consiste à mettre le cheval dans un moule et l'y confiner, sans aucun intérêt pour l'individu qu'il représente. Un cheval d'obstacle par exemple, est destiné à concourir en épreuves, que cela lui plaise ou non. Il n'est absolument pas question de  discuter avec lui de son devenir. Il a été acheté  pour cela et il servira à cela. Si le cheval est  récalcitrant, on n'hésitera pas à utiliser de  nombreuses mesures coercitives pour le faire  céder. En fait, l'être vivant qui se trouve à  l'intérieur du corps que l'on souhaite utiliser,  doit  s'effacer, devenir invisible, transparent, et  totalement muet. Par contre, le corps doit obéir et  réagir à la perfection, endurant efforts et  fatigue  sans broncher. Mais là encore, un certain  nombre de produits très pratiques sont à la  disposition des cavaliers pour rendre leur  machine  très performante. Et l'être vivant alors?  Où est-il? Que devient-il? Il se replie sur  lui-même, se referme, se protège. Cependant, ce  formatage ne fonctionne pas toujours de manière  idéale, et beaucoup de cavaliers constatent que,  lorsque le cheval s'est trop profondément isolé  dans son « monde » à lui, il n'est plus possible de  l'atteindre et il n'est plus toujours évident à  utiliser. C'est alors qu'il faut obligatoirement  retravailler en amont pour recréer un lien avec  l'individu cheval, complètement perdu, et lui  réexpliquer les choses gentiment, mais en  acceptant aussi éventuellement de réduire ses exigences, au moins provisoirement

     

  • 8. les caractéristiques physiques: un cheval peut développer des comportements incompréhensibles, simplement parce que des problèmes physiques l'empêchent de satisfaire les demandes qui lui sont faites. Ces problèmes physiques sont parfois difficiles à cerner, le cheval n'exprimant pas ouvertement toutes les douleurs dont il est le siège, mais affirmant une incapacité lorsqu'il éprouve une difficulté ou un blocage qui l'oppose alors à la volonté humaine. Un cheval est un être vivant comme les autres, il peut avoir des douleurs gênantes et désagréables pour lui sans forcément boiter: il peut avoir mal au dos, au ventre, à la tête, aux oreilles, ou à n'importe quelle autre partie de son corps. Il ne sera cependant pas forcément capable de toujours tout faire, n'importe quand, selon la volonté des humains. C'est un paramètre qui est vraiment très peu pris en compte. Il semble que la disponibilité du cheval devrait toujours être totale. Certains cavaliers de dressage de haut niveau, lorsqu'ils échauffent leurs chevaux au début du travail, ont l'habitude de les remettre au box au bout de dix minutes pour laisser le cheval uriner avant de commencer le vrai travail. C'est peut-être un détail, mais avez-vous déjà essayé de faire du sport avec la vessie pleine? Voilà une heureuse initiative pour ces chevaux-là, mais évidemment bien rare.



 

 

  Allez,n'oubliez pas de me dire vos impressions et de me donner des idées d'articles...

 

 

 

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article